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samedi 25 février 2012

TroisPiliersDuProgrammeDeMarineLePen

Le socle du programme social et économique de Marine Le Pen

Il est évidemment hors de question de décrire en une page ou deux le programme de Marine Le Pen. Nous allons simplement ici essayer d'en indiquer un fil rouge, permettant de mieux le comprendre et, peut être, de mieux l'apprécier.

Certains pensent en effet, de façon un peu simpliste, que le projet/programme de Marine Le Pen (M.L.P. par la suite) repose sur 2 piliers: immigration et sortie de l'Euro.

Je dirai cela différemment, et je verrai plutôt 3 piliers - non seulement c'est plus stable, mais c'est plus précis: Immigration (contrôle strict et réciprocité, comme pour tous les autres flux, capitaux, biens et services, conformément aux principes définis dans la charte de la Havane), souveraineté monétaire et réindustrialisation, à partir d'un principe de base: "priorité nationale"

Précisons que la locution "priorité nationale" défendue par MLP est beaucoup plus forte et précise que "préférence nationale". Tous les hommes sont égaux, mais la priorité (des français) s'applique aux français - de même que Angela Merkel s'occupe sans doute en priorité des intérêts de ses compatriotes, les allemands - comme pour une famille pour laquelle on s'occupe d'abord de ses enfants, même s'ils ne sont pas meilleurs que d'autres enfants: aucun racisme ni xénophobie donc.

Cela étant précisé, revenons à la question de l'euro, et à un autre point critiqué par un commentateur économique récemment.

La sortie de l'Euro n'est nullement un objectif prioritaire pour M.L.P.

Cette sortie se produira sans doute, faut-il la provoquer? peut être pas, faut-il s'y préparer? sûrement.

Mais ce n'est pas, répétons-le, une fin en soi, même si l'euro apparaît de plus en plus comme il est, à savoir un carcan. L'objectif, de M L P est de recouvrer pour la France la possibilité d'avoir une politique monétaire nationale, souveraine, ni européiste, ni mondialiste, ni imposée du dehors par une organisation ou des lobbies quelconques.

M.L.P. a par ailleurs proposé, le 12 janvier 2002, la prise en charge par l'Etat des cotisations salariales des "travailleurs pauvres". Monsieur Lenglet, après une autre journaliste, ont prétendu que cette mesure était impossible à financer, en laissant entendre que ce seul fait 'prouvait' l'incohérence des propositions de Marine Le Pen.

Je crois pour ma part que c'est, au contraire, une mesure fondamentale. Non seulement cette mesure est entièrement financée (même si certaines explications techniques ont pu paraître embrouillées) mais cette mesure est un signal fort envoyé en direction des oubliés, des exclus, de ceux qui souffrent.

Il ne s'agit pas uniquement de relancer la Demande, mais aussi l'Offre. Je crois que nos 5 millions de chômeurs, de même que nos 8 millions de "travailleurs pauvres", valent bien qu'on se penche sur leur sort.

Quant à la façon de financer cette mesure d'un coût brut de 20 milliards d'euros (soit 1% du PIB), il me semble peu probable que François Lenglet n'ait pas vu qu'à côté des 15 milliards récupérés par la CSI (Cotisation Sociale sur les Importations), il y avait aussi la TVA récupérée - pour un peu plus de 3 milliards - sur la consommation nouvelle permise par cette hausse quasi automatique du pouvoir d'achat, ainsi qu'un montant de plusieurs milliards lié à la baisse du chômage entraîné par une croissance supplémentaire de 1% du PIB.

Sur ce dernier point, il est d'ailleurs couramment admis que 1% de croissance entraîne 0.5% de croissance dans les recettes de l'Etat (ce qui ferait ici 10 milliards, montant largement supérieur donc aux 5 milliards nécessaires pour combler le prétendu trou lié à cette mesure de justice sociale et de bon sens).

Que dire de plus, sinon que, sur ce point encore, le procès fait à Marine Le Pen et à son programme économique relève soit de la plus mauvaise foi, soit de l'incompétence notoire. On comprend aussi pourquoi nos élites semblent souhaiter qu'elle ne puisse se présenter aux élections présidentielles: la vérité fait peur, mais la vérité rend libres.

De_nouvelles_filières_industrielles_Pour_une_planification_raisonnée

Pour une planification raisonnée et raisonnable dans un nouveau contexte économique, bancaire et financier.

La proposition de Dominique de Villepin repose sur un constat qu'il est difficile de contester. Les faits sont là, et ils sont têtus. De fait, il est certain que les PME et PMI françaises sont à la fois sous-capitalisées, peu exportatrices, et insuffisamment nombreuses.

Je crois donc que personne de sensé ne peut critiquer son premier paragrpahe. Pour le reste, en dehors d'un diagnostic d'ordre très général, les solutions proposées n'apparaissent pas à la hauteur du prooblème abordé.
Il ne s'agit pas ici de mettre en doute la sincérité de Monsieur Villepin, ni de lui reprocher de n'avoir sans doute jamais vraiment travaillé en entreprise, et encore moins dans l'une de celles qu'il cherche à juste titre à défendre.
Il est sans doute utile pour une entreprise de pouvoir s'appuyer de façon stable sur un réseau bancaire, sans devoir subir des décisions le plus souvent contracycliques de la part de son banquier: trop prêter quand tout semble bien aller, ne plus prêter quand tout va mal.

L'idée d'essayer de privilégier certaines filières - en revenant ainsi à ce qui a été l'un des piliers du redressement de la France au cours des Trente Glorieuses - n'est pas non plus à rejeter.

Mais au delà de ces idées générales, et peut être généreuses, il conviendrait cependant de se demander pourquoi le tissu industriel français se retrouve dans cet état. J'y vois au moins trois raisons, chacune d'ordre systémique.

Tout d'abord, les entreprises, comme les ménages et les administrations, sont trop endettées, et ce pour la même raison, trop souvent passée sous silence: des taux d'intérêts trop élevés, bien supérieurs à ce que la croissance 'normale' d'une économie moderne peut supporter, ce qui implique un développement parasitaire de la sphérre financière au détriment de la sphère réelle. La fameuse loi Pompidou-Giscard n'est pas la seule responsable de cette économie d'endettement et de 'financiarisation'. Il est évidemment insensé, sur le long terme, d'emprunter plus qu'on ne pourra jamais rembourser, du fait du niveau des taux d'intérêt demandés. Seule la spéculation et un court-termisme aveugle peuvent laisser espérer des rendements de l'ordre de 10 à 15% quand le taux de croissance est à 2%.

La deuxième raison, bien connue aussi, est le carcan imposé par l'Euro, qui fige des économies aussi différentes que celle de l'Allemagne, de la France, du Portugale et de la Grèce dans un même moule, en enlevant toute possibilité d'ajustement monétaire aux pays - et donc aux entreprises - de l'Eurozone

La troisième raison, plus spécifique, est liée à un manque de coopération entre les entreprises et les bassins d'emploi, et entre les entreprises et les organismes de formation, des CFA jusqu'aux Universités. Avant de songer sérieusement à reconstruire une filière, il faudrait peut être inciter les entreprises à coopérer entre elles, en teant compte des spécificité régionales et de leur know how particulier: Allemagne et Japon ont su le faire, chacun à sa façon. Quant à la collaboration indispensable entre bassins d'emploi, orgnismes de formation et entreprises, elle est encore bien loin de ce qu'il faudrait faire.

Alors oui à des filières d'excellence, mais dans le cadre d'une refonte complète du système banco-financier actuel, sans oublier de tout faire pour que de nombreux accords, aussi variés que possible, puissent être passés entre entreprises et organismes de formation et de recherche, sans oublier les premiers concernés, les 'travailleurs' - de l'industrie ou des services, de l'agriculture ou de la haute technologie - et les consommateurs qui ont évidemment leur mot à dire à la fois sur leurs compétences et leurs besoins.

mercredi 15 février 2012

BCE_Or_not_BCE_A_Quoi_Sert_une_banque_Centrale

A quoi sert, ou pourrait servir, une banque centrale ?

Q. La BCE prête des centaines de milliards aux banques, et s’apprête à en prêter encore plus. Comment fait-elle ?

Elle crée de l’argent, au sens où elle prête de l’argent qu’elle n’a pas. Mais elle ne prête pas pour autant du « vent ». Face à cet argent qu’elle crée, il y a quand même des garanties, de plus ou moins bonne qualité. C’est aussi ce que font les banques privées, elles aussi avec des garanties, souvent plus discutables encore.

Q. Je ne suis pas sûr de comprendre...

La monnaie repose essentiellement sur de la confiance, puisque la monnaie est considéré comme un moyen d’échange universel qui, à l’intérieur d’une zone géographique donnée, permet d’acheter tout type de bien et service. Si cette monnaie n’est plus acceptée « universellement », ce ne serait plus … une monnaie.

Q. Et qu’est ce qui crée cette confiance, ce pouvoir d’achat et d’échange universel ?

Il y a tout d’abord la qualité - justifée ou non - de la garantie, de la contre-partie mise en face de la création monétaire. Si un Etat créait, directement ou indirectement, de la monnaie, en amenant en garantie son propre aval, ses propres obligations, il devrait amener plus de confiance qu’un simple particulier, qui n’amènerait en garantie de la monnaie qu’il créerait, s’il en avait le droit, que sa seule bonne volonté ou renommée. Les banques de second rang, elles – BNP, SG ou autres – offrent des garanties de valeur intermédiaire – même si certains ultra-libéraux voudraient nous faire croire que les garanties bancaires sont supérieures aux garanties étatiques. C’est ce qui a pu justifier, d’ailleurs, la promulgation de la loi Pompidou-Giscard de 1973.

Quoiqu’il en soit, il existe une autre clause qui peut transformer un moyen de paiement, privé ou public, en moyen de paiement plus universel. C’est un décret-loi, à l’intérieur d’une zone géographique donné, rendant obligatoire, ou « forcée » l’acceptation de cette monnaie.

Q. Pourriez-vous préciser cette notion de cours forcé ?


Une même monnaie, disons l’Euro ou le Franc, peut avoir plusieurs formes. La forme « billet » a un cours à la fois légal et forcé. La forme « scripturale », qu’elle soit concrétisée par l’utilisation d’un chèque ou d’une carte bancaire, peut être refusée. Tout cela pour dire que la forme « billet », qui est la seule à pouvoir être émise – directement ou indirectement - sous l’autorité d’un Etat, ou d’un ensemble d’Etats, rend la banque centrale correspondante plus « fiable » par cette seule raison « réglementaire » que les banques de second rang, comme la BNP ou le Crédit Agricole, banques qui sont le plus souvent privées.

Q. Je ne comprends pas. Si la monnaie émise par la BCE est plus fiable, puisque garantie ‘légalement’ par les Etats, et puisqu’elle ne peut pas être refusée, pourquoi les Etats ne peuvent-ils se financer directement auprès d’elle ?

C’est effectivement une bonne question. En fait, la BCE devrait être au service des nations et des populations composant l’Europe, les Etats étant censés représenter leurs peuples, cette représentation ayant été obtenue par voie démocratique (ce qui n’est pas le cas de la BCE).

Mais par une curieuse évolution de l’histoire bancaire et monétaire, il semble que les Etats aient abandonné le soin de représentation et de souveraineté monétaire à la BCE, sans aucun droit de regard sur la monnaie émise par la BCE, dont le seul souhait actuel semble être de venir en aide aux banques privées, dont la situation économique est effectivement bien préoccupante.

Q. Et s’il fallait choisir entre sauver les banques, et sauver l’économie réelle, l’économie non financière ?


Le choix de l’Etat devrait être de sauver l’économie. Mais, apparemment, ce n’est pas le choix qu’a fait la BCE, qui est en train d’injecter en direction des banques de la zone Euro, depuis quelques semaines, une quantité phénoménale de monnaie ‘centrale’, de monnaie soi-disant fiable.
Et, pour paraître garantir la « fiabilité » de cette émission monétaire, la BCE n’a rien trouvé mieux que de prendre en garantie des reconnaissances de dettes de ces banques, dont les propres garanties sont déjà éminemment discutables, puisque les marchés financiers n’acceptent déjà plus de les refinancer dans de bonnes conditions, banques dont beaucoup ont d’ailleurs été 'dégradées' par les tristement fameuses agences de notation.

Et tout cela est fait hors de tout contrôle démocratique, des Etats ou de leurs représentants, à des taux d’intérêt proches de zéro, alors que les Etats eux-mêmes doivent se refinancer à des taux beaucoup plus élevés que leurs propres banques secondaires, 2 à 3% pour la France, 5 à 7% pour l’Italie, 14% pour le Portugal.

Q. Si je comprends bien, la BCE prête beaucoup moins cher à des banques privées, dont les garanties ne valent plus grand-chose, qu’aux Etats eux-mêmes qui, même s’ils sont partiellement insolvables, ne risquent pas de disparaître comme certaines banques, telles Lehman Brothers, et dont les garanties sont donc meilleures ?

C’est tout à fait cela, c’est d’ailleurs ce que semble illustrer si douloureusement la tragi-comédie de la Grèce et de sa dette publique. La résistance du système, qui tentera coûte que coûte de se maintenir, a sans doute été sous-estimée.

Certains d’entre nous ont pensé que les ravages causés par ce sauvetage à fonds perdus de l’Euro finiraient par convaincre la majorité de nos concitoyens, ainsi que les autres peuples de la « vieille Europe », que le système monétaire actuel ne pouvait plus durer, ne devait plus durer. A en croire certains sondages, la peur du changement, et les manœuvres du système, semblent l’emporter sur les faits.

Le chômage va s’installer durablement, les délocalisations vont continuer, le pouvoir d’achat va stagner, voire diminuer, et de nombreux pays de la zone euro actuelle vont s’enfoncer dans une récession durable.

Q. Que faudrait-il faire, d’après vous?

La plupart des économistes le savent, du moins tous ceux qui se sont intéressés à la chose monétaire, mais ne le disent pas. Si la BCE ne veut, ou ne peut, changer de politique, il faut que la Banque de France reprenne la main, et que certains traités européens soient modifiés, voire abrogés.

La Banque de France devrait pouvoir financer directement – en fonction de décisions prises par les représentants de la nation, et sous leur contrôle – le budget de l’Etat. Il devrait être fait interdiction aux banques de second rang – qu’elles soient entièrement privées ou partiellement nationalisées – de créer de l’argent, c'est-à-dire d’émettre de l’argent qu’elles n’ont pas, quelles que soient les garanties plus ou moins crédibles qu’elles apporteraient pour justifier cette création monétaire.

Seule la Banque Centrale, Banque de France dans ce cas, si l’Europe n’accepte pas cette réforme à son niveau, BCE si nous convainquons nos partenaires de nous associer à cette initiative, devrait avoir le pouvoir de créer de la monnaie, de « l’argent ».

Ce n’est qu’ainsi que la confiance de notre population peut réellement renaître, confiance en sa monnaie, qui ne serait pas une monnaie de singe, puisqu’elle serait garantie par l’Etat, et non par des banques dont les capitaux représentent de l’ordre de 5 à 6% seulement de leur actif.

C’est ainsi que la BNP a un bilan de l’ordre de grandeur du PIB français. Nos compatriotes croient-ils réellement que la BNP est plus solide que la France, et que des économies placées à la BNP ou à la S.G. sont mieux garanties que si elles étaient garanties par une nouvelle Banque de France?

Q. Mais quid de la question de l’Euro?

Si les pays de la zone Euro imposaient à la BCE de se mettre réellement au service des Etats, et non des banques privées, on pourrait sans doute conserver l’Euro, peut être « reconstruit », afin de prendre en compte l’évolution économique de ses divers constituants (17 maintenant) depuis 10 ans.

Sinon, il ne peut subsister qu’en lambeaux, et devrait laisser la place à une monnaie commune, regroupant diverses monnaies nationales, dont le franc2012 ou l’euro-franc, dont la valeur serait garantie par la Banque de France, travaillant elle-même exclusivement pour les intérêts de l’économie française et de nos compatriotes.

lundi 13 février 2012

EuroOrNotEuro_CelaSembleEtreLaQuestionFondamentale

Euro ou pas Euro. Faut-il en sortir, ou peut-on y rester?

Q. Bonjour

Bonjour

Q. Un sondage récent semble indiquer que moins de 20% de nos compatriotes souhaitent sortir de l’Euro. Ont-ils raison ?

Raison, je ne sais pas. Mais je peux comprendre leurs craintes, leurs peurs. Il est possible aussi que la position de Marine Le Pen et de ses conseillers économique n'ait pas été suffisamment expliquée,et donc n'ait pas été suffisamment comprise.

Q. Pouvez-vous préciser ?

Tout d’abord, ce n’est nullement pour des raisons idéologiques que Marine Le Pen jugerait souhaitable de sortir de l’Euro, mais parce qu’elle pense que c’est inévitable.

Et je dis cela tout en sachant pertinemment que les grecs, même privés de référendum, ont eux aussi pensé qu’il valait mieux rester dans la zone Euro que d’en sortir.

Je pense que ce fut un mauvais choix, mais vu le matraquage idéologique auquel ils ont été soumis de la part de leurs gouvernants et des organisations internationales, c’était difficile de penser différemment.

Je pense vraiment – comme les Prix Nobel Stiglitz et Krugman - que la moins mauvaise solution pour eux aurait été de sortir de l'Euro, voire d'aller jusqu'à répudier leurs dettes publiques. Même si aucune comparaison ne vaut raison, les Grecs auraient pu faire comme les Argentins.
Je crois aussi que, s’il y a des positions idéologiques, c’est bien du côté des défenseurs de l’Euro qu’il faut la chercher.

Q. Mais si nous revenions à la position française, et aux souhaits des français …

Je voudrais vraiment insister à nouveau sur le fait que ce n’est pas par idéologie anti-européenne que Marine Le Pen pense que l’Euro n’est pas viable, et qu’il faut donc déjà imaginer de sortir de la zone Euro. Cette position repose sur des faits.

Q. Pouvez-vous nous les rappeler ?


Il suffit, hélas, de considérer les ravages sociaux et économiques, internes à la zone Euro, en simplement 10 ans d’existence, ravages anticipés par beaucoup, et plus particulièrement par le Prix Nobel d'économie, Maurice Allais.

La zone Euro, dans sa composition actuelle, et avec les décisions que s’obstine à prendre la BCE, ne peut subsister sans causer des dommages de plus en plus irrécupérables, au moins du point de vue de la France et des Français.

En 10 ans, notre commerce international, qui était excédentaire en 2002, est devenu lourdement déficitaire: 70 milliards en 2011, dont 30 milliards de déficit avec l'Allemagne et 20 milliards avec la Chine.

Notre dette publique est passée de 900 milliards d'euros à plus de 1700 milliards fin 2011.

Notre chômage a explosé.

45 milliards de capitaux ont quitté chaque année la France, en solde net, ce qui correspond aux 100 000 emplois industriels perdus annuellement pendant cette période.

Q. Ne serait-ce pas une coïncidence ?


Coïncidence? C'est possible, mais peu probable. Il y a sans doute d'autres causes, comme la financiarisation de plus en plus poussée de notre économie, et l’ultralibéralisme voulu par l’OMC, cette "chienlit laissez-fairisme". Ces autres causes, Marine Le Pen cherche aussi à les combattre.

Mais revenons à la seule question de l'Euro. Que pourrait-on faire pour rester dans la zone Euro, sans que cela ne conduise à une tragédie "à la grecque"?

J’y vois au moins quatre conditions.

Q. Lesquelles ?


Il faudrait pour le moins:

1) rééquilibrer les échanges intérieurs à la zone euro, si l’on ne peut toucher à ses parités "fixées dans le bronze", afin de respecter les articles 1 à 4 de la charte de la Havane, et éviter ainsi une guerre commerciale à l'intérieur même de la zone Euro (ou exiger de l'Allemagne qu'elle nous donne - pur don - les 30 milliards d'euros que sa monnaie sous-évaluée nous coûte chaque année, argent que nous investirons pour rééquilibrer cette balance commerciale). Plus généralement, cela consiste à demander et obtenir une réciprocité dans les flux de capitaux, de biens, de service et de personnes.

2) exiger de la BCE qu'elle puisse financer directement les Etats – sous contrôle des représentants de leurs peuples respectifs - plutôt qu’uniquement leurs banques privées, dans une limite à débattre (abrogation des articles Maastricht104 et Lisbonne 123, (in-)dignes continuateurs de la loi de janvier 1973).

3) obtenir des USA et de la Chine une appréciation de leur monnaie contre l'euro, ce dernier étant trop cher d'au moins 10 à 15%

4) séparer d'urgence les différents organismes bancaires et financiers, pour préparer le passage au "100% monnaie centrale émise par la banque centrale" réclamée par Fisher et Allais.

Q. Et si ces conditions ne sont pas réalisées ?


Ce sont quatre conditions minimum pour que l'euro reste viable.

Mais si une seule de ces conditions est impossible à réaliser, du fait de l'obstination ou la mauvaise volonté de l'une quelconque des instances qui nous imposent actuellement leur diktat et qui tentent de nous régenter- à savoir la BCE, le FMI, l'OMC ou Bruxelles, il n'y aura qu'une seule solution.

Pour éviter de faire subir au peuple français la longue agonie du peuple grec, il faudra transformer la monnaie unique actuelle en monnaie commune, transformation accompagnée d'un passage au franc2012 (ou à l'euro franc, ou à l'euro français ...) ce qui aura aussi pour conséquence le passage à une souveraineté plus stricte, plus conforme à celle dont la France disposait avant 1973, pendant les Trente Glorieuses...

Ce n'est donc pas par idéologie que Marine Le Pen s’oppose à ce qui pourrait apparaître comme un acharnement thérapeutique, le sauvetage de l’Euro coûte que coûte, mais par réalisme, son seul souci étant que (re)vive la France.

Q. Mais si ce n’est pas le souhait des français ?


Il faut espérer que Marine Le Pen aura l’opportunité de montrer au cours de la campagne présidentielle que la peur des français, bien compréhensible, est peut être mal orientée, et que le système –celui que Marine Le Pen combat - a tout intérêt à effrayer nos compatriotes et à jouer sur une peur du changement tout à fait légitime.

A l’instar de Marine Le Pen, nous ne pensons pas que l’objectif « que revive la France » soit possible dans les conditions actuelles de fonctionnement de l'Euro, même si nos adversaires affirment - sans aucun argumentaire sérieux à l’appui de leurs affirmations - que la disparition de l'Euro serait aussi la disparition de l'Europe et la déchéance de la France.

Version vidéo dailymotion de cet entretien, ainsi qu'une version youtube

mercredi 8 février 2012

Quelques_Liens_Precisant_La_Position_Economique_De_Marine_Le_Pen

Un essai de clarification et de précision sur les propositions monétaires de Marine Le Pen

Quatre points vont être abordés ici: le franc, l'euro, la loi de 1973, et enfin des discussions plus générales.

Le passage au franc2012:

Les caractéristiques du franc2012

(Le texte ci dessous est repris d'une note de J.R. Sulzer et de B. Lemaire)
La zone euro se délitera, ou explosera, nul ne peut réellement prévoir quand cela se passera, et quelle forme cela prendra. Il ne s’agit donc pas de « sortir de l’Euro » à tout prix, mais d’y préparer nos compatriotes lorsque cet évènement se produira. C’est aussi inéluctable que la fonte des glaces, en cas de réchauffement climatique généralisé.

Il serait donc suicidaire – et irresponsable - de ne pas s’y préparer, et ce, de deux façons.

Tout d’abord en essayant de se concerter pour passer ou revenir à une monnaie commune, l’écu, qui reposera sur les différentes monnaies nationales qui vont peu à peu être remises en circulation. Mais aussi, et cela ne dépend cette fois que d’une décision politique de la seule France, en rétablissant une monnaie nationale, que l’on aurait pu appeler euro-franc, ou d’un tout autre nom, mais qu’il a paru plus simple d’appeler franc2012.

Si la parité de 1 pour 1 a été décidée pour le passage au franc2012, c'est à la fois pour des raisons économiques et techniques.

1) les raisons économiques, en dehors du fait que l'euro est un carcan qui va disparaître, soit en se délitant peu à peu, soit d'un seul coup, sont données par les analystes du groupe Nomura.

La monnaie nationale française - quel que soit son nom - devrait valoir à peu près 1.21 dollar (l'euro-écu, somme pondérée de ces diverses monnaies nationales, devrait lui, valoir 1.15 ou 1.16 dollar, alors que l'euro actuel, monnaie unique, varie entre 1.30 et 1.34 dollars)

Donc la parité de 1 euro = 1 franc2012 est dans l'ordre des choses économiques, elle est validée d'un pur point de vue de la compétitivité actuelle.

2) d'un point de vue purement théorique, puisque la valeur d’une monnaie est relative, on aurait pu prendre la parité que l’on voulait, 1 franc2012 pour 10 euros, 20 euros, 100 euros. Mais d’un point de vue pratique, et pour faciliter le passage à notre monnaie nationale, ce qui évitera toute valse des étiquettes, toutes les "erreurs d'arrondis" - volontaires ou non - il a paru préférable de rester sur ce choix, à la fois technique et pratique, de ne rien changer.

Concrètement, cela implique que, pour les commerçants comme pour les consommateurs, il n'y aura donc même pas besoin de changer quoique ce soit, soit dans les systèmes informatiques, soit dans les porte-monnaies. Un franc2012, un franc libéré (du carcan de la zone Euro décidée par Bruxelles), vaudra un euro.

Le passage au franc2012 sur la base de 1F2012 = 1 € évitera ainsi la rupture des signes monétaires. Les logiciels des entreprises et des banques peuvent basculer en un week-end (il n’y a quasiment rien à faire pour cela).

Nos concitoyens pourront donc faire leur marché dès le lundi suivant l’instauration du franc2012 sans rien changer à leurs habitudes, sans changement de leur pouvoir d’achat, en payant avec leur carte bleue, ou leurs anciens chéquiers libellés en euros, et qui seront réputés être valorisés en francs.

Sur l'Euro et la zone Euro:
Video sur la sortie de l'Euro

Sur ce point, on peut aussi lire le dernier billet de L. Pinsolle dans Marianne, qui précise que plusieurs Prix Nobel - de "gauche" d'ailleurs - jugent plus ou moins inéluctable la disparition de la zone Euro, et dérisoires et dangereuses les mesures prises actuellement, qui s'apparentent davantage à une médication moyenâgeuse - de type saignée de plus en plus fréquente d'un malade de plus en plus affaibli qu'à de véritables solutions. On peut imaginer qui joue le rôle des sangsues. Les malades, en tout cas, ce sont les peuples.

On pourra aussi se reporter à mon billet du 13 décembre sur ce même blog.

La loi de 1973 et le financement public/privé:

Une video sur : L'Etat doit pouvoir se financer directement auprès de la banque centrale.

Ce point a été développé sur ce blog ou ailleurs, par exemple sur le site Nations Presse Infos, ou sur un site affilié à Marianne, "contre-feux".

L'idée de base est de supprimer ce que l'on peut appeler le billard à trois bandes, qui impose à lEtat français de se financer auprès des banques privées ou des marchés financiers à un taux pouvant aller jusqu'à 4% pour la France (7% pour l'Italie, 14% pour le Portugal, 30% pour la Grèce ...).

Si l'Etat pouvait se financer directement, les intérêts seraient minimes, voire inexistants, et retourneraient de toute façon, plus ou moins directement, dans les caisses de l'Etat.

Dans le programme chiffré de Marine Le Pen, présenté le 12 janvier 2012, il est prévu une émission monétaire de 100 milliards d'euros - ou de francs2012, et les thuriféraires du système crient au scandale et à l'ineptie. La CE, soi-disant garante de l'orthodoxie monétaire, a pourtant, au mois de décembre, émis 489 milliards pour l'ensemble des banques de la zone euro (ce qui, compte tenu du poids de la France, représente déjà à peu près 90 milliards pour la France). Il est prévu que la BCE en émette encore 500 à mille milliards de plus en février (d'où, en 4 mois seulement, relativement 2 à 3 fois plus que ce qui est reproché à Marine Le Pen et à son projet, pour une année entière).

Si la vérité rend libres, le système n'est pas prêt de vouloir nous libérer...

Dernier point: discussion ouverte avec des militants et sympathisants

Quelques éléments pris sur le vif le 22 janvier, et pas nécessairement totalement construits ...


B.L.