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lundi 29 avril 2013

PourUneUnionNationale_UneFausseBonneIdee


Un gouvernement d’Union Nationale ? Mais pourquoi faire …

Billet d’humeur de Bruno J. Lemaire, club Idées Nation

Nos compatriotes commencent enfin à se rendre compte que le président qu’ils ont élu, en partie pour ses promesses pédagogiques et aussi par rejet du président précédent, n’est sûrement pas LA solution pour remettre la France sur ses rails. Moins d’un quart des français font confiance à François Hollande, et 80% lui ‘conseillent’ de renouveler complètement son équipe – si l’on peut qualifier ainsi un gouvernement qui tire à hue et à dia.

Cela étant, hélas, cette nouvelle lucidité n’est pas suffisante, puisque peu nombreux, apparemment, sont ceux qui n’ont pas compris qu’un changement de gouvernement, voire de majorité, n’apporterait aucune solution pérenne dans le contexte actuel. C’est le système qu’il faut changer, le système soumis à la haute (ou basse) finance, aux ‘européeistes’ de tout poil et à la troïka que Marine dénonce depuis des années, à savoir la BCE, l’organisation de Bruxelles et le couple FMI-OMC.

Tant que l’on restera dans le système UMP-PS qui a laissé faire cette emprise de plus en plus forte des organisations internationales sur l’avenir de notre Nation, aucune solution crédible n’est à espérer. Alors, oui, un gouvernement d’Union Nationale ou patriote, mais autour de Marine, et dans un tout autre contexte. Dans le cas contraire, la France continuera à s’enfoncer, et la grande majorité de ses citoyens avec elle.
Les pistes pour sortir de ce marasme sont pourtant connues, elles figuraient presque toutes dans le programme présidentiel de Marine Le Pen. Je rappelle ici les trois piliers économiques de ce programme:
1) Protectionnisme intelligent (et réindustrialisation favorisée par des dépenses publiques efficaces, au détriment de celles qui ont montré leur inefficacité en dehors de leur clientélisme éhonté)
2) Souveraineté monétaire retrouvée: c'est à l'Etat d'imposer sa vision monétaire, pas aux banques privées, pas plus qu'à la BCE.
3) Politique fiscale favorisant l'innovation dans les PME et les bassins d'emploi dévastés par le chômage.
 
Tout le reste serait littérature, et ce n'est sûrement pas en appelant un F Bayrou, plus européiste encore qu'un Hollande ou un Moscovici, aux commandes d'un gouvernement d'union anti-patriotique qu'on améliorera la situation de la majorité de nos compatriotes.