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lundi 13 février 2017

Dettes publiques et monnaie nationale: les arguments fallacieux d'un banquier central socialiste



« Sans l'euro, le financement de la dette publique française coûterait plus de 30 milliards d'euros d'intérêts supplémentaires par an, a également avancé M. Villeroy de Galhau, qui montait au créneau pour défendre l'existence de la monnaie unique, mise sur les rails par le Traité de Maastricht qui fête cette année ses 25 ans. »
Argumentaire volontairement fallacieux, comme nous l’avons déjà montré et que J. Sapir a aussi démonté à de nombreuses reprises.

Reprenons les chiffres, 95% (au moins) de la dette publique française de 2200 milliards sont sous droit français, donc « redénominables » en monnaie nationale quel que soit son nom, euro actuel ou franc futur, et pour le même montant, soit 2090 milliards, dès lors que sa parité initiale sera de 1 franc nouveau pour 1 euro ancien.


Pour le résidu (un maximum de 110 milliards, car il semblerait que les contrats en droit français représentent plus de 99% des contrats, pas seulement 95%) , en supposant que la dépréciation du franc nouveau soit de 21% (vrai sans doute vis-à-vis de la monnaie allemande, mais sûrement pas vis-à-vis des autres monnaies « internationales ») le surcoût maximal en capital serait donc de 23,1 milliards, à lisser sur 8 ans (maturité moyenne) soit 3 milliards de plus (tout cela dans les hypothèses les plus extrêmes, les plus défavorables).

En ce qui concerne par ailleurs les mensualités des emprunts « glissants » (évalués à 200 milliards par an), en supposant (ce qui est très loin d’être certain) que les taux d’intérêt augmentent de 100 points, soit 1%, on aurait un surcoût annuel de 2 milliards, voire de 3 milliards si les taux augmentaient de 1.5%. Là encore nous sommes très loin des affabulations de M. Villeroy de Galhau.

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