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lundi 13 février 2017

La renaissance d'une monnaie nationale française, des avantages qui l'emportent largement sur ses éventuels inconvénients



Décidément, la victoire de Marine Le Pen doit apparaître de plus en plus possible, sinon probable, pour que les «experts» se déchaînent ainsi. Voilà par exemple ce qu’écrit Christine Kerdellant dans Usine Nouvelle : « Le retour du franc, suivi d’une dévaluation (c’est ce que signifie « adaptée à notre économie »), conduirait automatiquement à une inflation massive sur les produits importés, mais aussi à la spoliation des propriétaires d’assurance-vie et des autres épargnants. Quant à la dette, elle verrait ses taux d’intérêts exploser définitivement. Avec, en vue, le scénario argentin : inflation, incapacité de rembourser la dette, mesures de rétorsion, augmentation des impôts, récession, appauvrissement, chaos politique… et impossibilité de s’extraire de ce cercle mortifère. »

Sans doute C. Kerdellant pense qu’en répétant des arguments éculés, et faux, elle persuadera nos compatriotes que la renaissance d’une monnaie nationale, le franc français 2017 (FFR2017) serait une hérésie.
Sans avoir besoin de faire référence à des économistes aussi influents que Stiglitz, ou dans le cadre hexagonal, à J. Sapir, ou à d’autres sources, je vais rappeler 2 ou 3 principes élémentaires reposant sur des faits.

En 2003, les balances commerciales de l’Allemagne et de la France étaient à peu près au même niveau, à savoir proches de zéro. En 2016, l’excédent allemand est 5 fois plus élevé que le déficit français, à savoir plus 250 milliards contre moins 50 milliards. Un consensus semble se dégager pour convenir qu’il faudrait que la monnaie française soit dépréciée de 21% par rapport à celle de l’Allemagne, ce qui est impossible avec une monnaie unique qui n’est justement pas « adaptée à notre économie »

La dépréciation du FFR2017 vis-à-vis du nouveau mark semble donc être une excellente solution, contrairement aux affirmations de C. Kerdellant. Et ce qu’elle écrit sur le renchérissement des produits importés passe simplement sous silence le fait que nos exportations, elles, s’en porteraient elles aussi beaucoup mieux.

Autre allégation dépourvue de valeur ou de sérieux : la spoliation des épargnants. Que n’a-t-elle protesté lorsque l’euro a perdu plus de 30% de sa valeur vis-à-vis du dollar ou d’autres monnaies internationales, alors que, là encore, il semble qu’il y ait consensus autour d’une valeur d’un FFR2017 pour un dollar, soit une dépréciation inférieure à 10%. De plus, la meilleure façon de garantir la solidité d’une épargne n’est-elle pas d’avoir une économie en bon état, ce qui n’est évidemment pas le cas du contexte actuel, et alors que les mesures proposées par Marine Le Pen ont justement pour objet de relancer notre économie.

En ce qui concerne la dette, enfin, nous avons montré par ailleurs, en se référant simplement à une loi internationale, la lex monetae, que le surcoût annuel de passage à une monnaie nationale serait au maximum, pour le principal de la dette, de 3 milliards, et de 2 ou 3 milliards pour les éventuelles hausses de taux d’intérêt. On est donc bien loin du scénario catastrophique évoqué par Madame Kerdellant. Comparé au trou béant de notre commerce international, que nous pourrons ainsi combler en quelques mois, ces 5 ou 6 milliards semblent être bien peu de chose.

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